Nadine Fourré

Nadine Fourré

Après des études aux Beaux-Arts d’Orléans, elle arrive au Japon en 1981, où elle se forme au stylisme de mode, concevant de nombreuses collections, pour être chargée, en 1986, de la licence française Dorothée bis.

Jeune Créateur, montant sa propre marque Tatouages, elle se passionne pour la matière brute de cette seconde peau qu’est la gomme.

En y ajoutant des matériaux détournés de l’architecture, elle présente sa collection Hiver1990 avec des défilés entre Paris et Tokyo. Les années 90 – la matière dans l’espace Parallèlement elle rencontre l’architecte japonais Takeo Kumaï et devient jusqu’à son retour en France, directrice artistique participant pendant 10 ans à l’aventure du bureau d’études.

Dès sa première réalisation, en 1991, avec le restaurant Tokyo Dinner, près de l’Ambassade de France à Tokyo, elle met en œuvre l’argile rouge de la terre cuite pour la façade arquée et les murs intérieurs, conçus comme d’immenses sculptures sortant du tour du potier.

En 1992, elle choisit la terre battue pour le sol de la galerie Art Forum Yanaka, dans le quartier des Temples à Tokyo, permettant ainsi aux artistes qui s’y succéderont, d’intervenir sur l’espace lui-même, inventant des paysages…

En 1996, elle y crée la scénographie de l’exposition Le pas flottant. Réanimant le concept de civilisation aux pieds nus, elle rallie les artisans d’Edo autour de la revalorisation de l’identité profonde du Japon , et produit, en 1997, le Festival du riz & du blé dans le cadre de l’année du Japon en France : échange de cultures métissées entre paysans japonais du Marais du Tsugaru et paysans du Marais Poitevin à travers la rencontre avec un matériau premier, universel et ré-unificateur, la paille.

En 1998, elle participe au concours du Musée du Néolithique Sannaï Maruyama à Aomori, et en 1999, à la réalisation à Tokyo, avec son compagnon Jean-Michel Marais, d’un pavillon de Thé zen, le Suki-ya ; architecture minimale, version contemporaine, qui reprend ces matériaux authentiques, hérités du fond des âges : le torchis terre et paille, le bambou, le papier de riz…

En 2000, retour aux sources, de Tokyo aux rives de la Durance…

« Cyclope », extérieur, grès de rivière et bois flotté, 150 cm