Château de Bosc : l’ inventeur des vins sans sulfites de garde.
Château de Bosc : l’ inventeur des vins sans sulfites de garde.

Château de Bosc

L'invention des vins sans sulfites de garde

Le château de Bosc aurait pu être un domaine viticole bio comme les autres, qualité en plus diront certains.

Cependant, voici dix ans, Guillaume Reynaud le propriétaire, a fait une découverte majeure : élaborer des vins sans sulfites qui se gardent !

Depuis mille ans, l'homme n'a jamais su faire autrement que de rajouter des sulfites (souffre) dans le vin pour le conserver.

 

Dans les années  1970 certains producteurs bios commencèrent à essayer de produire des vins sans cet additif.

De nos jours on peut en trouver dans le commerce mais rarement.

Le seul problème, mais de taille, est qu'ils ne se conservent que quelques mois, une année avec beaucoup de chance, dans tous les cas, de manière aléatoire.

 

Après trois ans d'expérimentations à haut risque (le vin pouvait tout simplement se transformer en vinaigre dans la cuve ou dans la bouteille...),

Guillaume Reynaud réussit l'impossible : se passer complétement de SO2 *.

Depuis 2010, son vin sans sulfites, cuvée Artémis, est mis dans le commerce sans problème de vieillissement particulier.

D'autre part l'impact qualitatif est perceptible : "Nous avons des vins mieux définis, plus ronds, plus gras, moins impactés par le SO2... cela permet d'avoir des vins avec un meilleure amplitude, par contre, ces vins-là nécessitent une stratégie technique où il faut être méthodique et rigoureux..." Jean-Philippe Trollet - France 3 - 27/09/16

Aujourd'hui le vigneron peut présenter une "verticale" (un échantillon de la même cuvée sur plusieurs millésimes successifs) de 6 années disponible uniquement pour les scientifiques ou les professionnels.

Ce procédé unique au monde et révolutionnaire, car remettant en cause la manière traditionnelle de vinifier, a assis la notoriété du château de Bosc et fait (et fera) beaucoup causer...

 

* "Il l'a fait car il ne savait pas que c'était impossible de le faire..." (Mark Twain)