Catherine Arniac

Je ne m’enferme pas dans l’univers des peintres ou dans celui des sculpteurs : deux ou trois dimensions, peu importe. Que l’œuvre soit tableau ou sculpture, toile ou objet, la démarche est la même : Emballer les œuvres et faire apparaître en des parts choisies ce qui sous-tend le tout.

Les matières que j’utilise sont très variables allant de matériaux ordinaires récupérés, papier, carton, bois, plastique, métal pour mixer tout cela et en révéler des aspects inattendus. J’aime en modifier l’apparence visuelle pour que ces enveloppes acquièrent une matérialité sublimée. Je m’applique à les rentre précieuses par un jeu de transformations, me qualifiant moi-même d’« Alchimiste de la matière ».

Mon travail implique toujours une double lecture, un regard que l’on pose d’abord sur un état de surface laissant entrevoir ensuite un arrière-plan subtilement caché. Je façonne ensuite la matière sur la forme. Mon inspiration émane de notre environnement organique ou naturel, un jeu entre le convexe et le concave, entre le vide et le plein. Il n’y a pas réellement de figuration, ce qui m’intéresse c’est que l’œuvre prenne vie sous l’œil de celui qui la regarde, qu’elle stimule son imagination. Pour ce qui est des sculptures en extérieur, la scénographie est capitale, l’œuvre doit dialoguer avec le lieu.

Entre la sculpture et son contexte il y a quelque chose de théâtral.