Du pur style Napoléon III, le château de Bosc est une belle demeure blottie dans un parc de cèdres séculaires agrémenté de roses blanches.

 

Un patrimoine mystèrieux

 

Il est construit dans un quartier appelé autrefois « L'estagnon » (L'étang) du fait de la présence d'un ancien étang à proximité. Dénomination assez singulière lorsque l'on sait que nous sommes sur la plateau caillouteux de l'appellation Signargues.

Un nommé Capieu, époux Massip achète le terrain en 1870 à la mairie de Domazan afin de construire. L'argent de la vente était destiné à financer l'habillement des gardes nationales mobilisées du village.

Fait assez mystérieux : le cadastre, refait en 1818, ne recèle aucune construction au moment de l'achat. Pourtant, si l'on inspecte les parties semi enterrées du château on voit clairement qu'il est construit sur une ancienne habitation dont on distingue encore les murs et les ouvertures.

Très élégant avec ses deux tours et son double escalier central extérieur donnant l'accès à la loggia abritant l'entrée, il est ce que l'on appelle un château de façade. Toutes les pièces, ou presque, possèdent des fenêtres à la fois au Nord et au Sud, ce qui le rend fort lumineux. Ce type d'architecture n'est pas du tout adapté au mistral de la région, ce qui a conduit les concepteurs à créer un deuxième parc au Nord ainsi qu'un haie de chênes et autres essences de près de 500 mètres de long et de 20 mètres de large.

Projeté sous Napoléon III, Le Bosc est à l'intérieur d'une sobriété étonnante pour l'époque. Ici point de dorure ou de décoration chargée. L'explication vient du fait que Capieu, le porteur du projet est décédé alors que les travaux de construction étaient à peine terminés. On imagine la veuve baissant les bras et s'y installant avant les finitions.

On notera l’élégance et l'équilibre de la façade principale qui contraste avec les bastides provençales. Les tons chauds de celle-ci sont dus à sa construction en pierre régionale du Pont du Gard.

Le château comporte quatre niveaux : le rez-de-jardin, les deux étages réservés anciennement aux maîtres et le troisième autrefois habité par le personnel ne comportant aucune fenêtre donnant sur le parc.